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L'idée originale de l'événement, Les Antichambres du livre, repose sur la volonté de présenter la littérature autrement. En plus de créer les bases solides d'une vie littéraire naissante en région, l'organisme souhaite susciter et étendre l'intérêt pour la lecture à l'ensemble de la population.
Sa mission est de contribuer à l'émergence, au développement et au maintien d'une animation littéraire à Baie-Comeau et ses environs afin d'accroître l'intérêt pour la lecture et de faire connaître les écrivains et leurs ouvres. Dans une atmosphère de détente et un décor thématique, cette grande fête littéraire réunit sur un même plateau, en février de chaque année, une brochette d'écrivains québécois et des lecteurs. Ce concept de spectacle littéraire entend faire la promotion des écrivains professionnels nord-côtiers, des auteurs québécois ainsi que des regroupements professionnels d'écrivains susceptibles d'enrichir le milieu littéraire de la Côte-Nord.
Les Antichambres du livre se veulent donc une tribune pour les auteurs d'ici et d'ailleurs afin de souligner leur contribution à la culture québécoise.
Tout en mobilisant le milieu artistique nord-côtier, l'organisme souhaite créer une synergie novatrice en mariant différentes formes d'expression artistique. En s'alliant au monde scolaire, le comité organisateur veut aussi contribuer à l'éveil et au développement de l'intérêt des jeunes pour le livre et l'écrivain.Sachant que le niveau culturel d'une région influence directement sa prospérité et la qualité de vie de son milieu, Les Antichambres du livre ont entrepris des démarches de sensibilisation auprès du milieu économique et politique sur la nécessité d'établir un partenariat.
Pour livrer la littérature autrement !

"C'est en effet par la connaissance qu'on apprend, mais aussi par l'imaginaire. L'imaginaire ajoute aux choses et aux êtres ce qui leur manquait pour être complets et pour trouver leur vrai sens. " (Noël Audet)
Ce manifeste est, en fait, un extrait du texte d'animation de la finale du spectacle-littéraire, Les Antichambres du livre édition 2003. Après trois années d'existence, il est apparu important pour le comité organisateur d'affirmer son engagement formel envers la littérature et ses créateurs. C'est à partir du thème Un livre-un capteur de rêves et inspirée du poème spécialement créé pour l'occasion par la poétesse amérindienne, Rita Mestokosho, que Louise St-Pierre a écrit ce texte engagé, aujourd'hui, érigé au rang de manifeste. Tel le cercle de la vie, ce grand capteur de rêves rassemble tous les mots et les instants qui nous ont fait vibrer ce soir. Il évoque le principe que chacun de nous doit parcourir différentes étapes pour apprendre à se respecter mutuellement. Chacune des leçons se vaut, comme il en est d'ailleurs des talents et des habiletés. Écoutons la poétesse Rita Mestokosho nous parler du capteur de rêves : |
Autour du cercle de la vie
Se tissent des milliers de rêves.
Avec la présence du Grand Esprit
La main du respect se dresse.
Il y a nous dans l'univers
Il y a la pierre de la connaissance
Il y a le poème de l'innocence
Il y a notre mère la terre.
Lorsque tu tisses avec amour
Chacun de tes rêves
C'est que tu crois en la vie
Alors tu captes l'essentiel.
(Rita Mestokosho) |
| Moi, j'ai un rêve !
Nous des ANTICHAMBRES, nous avons un rêve.
Ce rêve, depuis trois ans, nous le tissons avec amour et passion.
Ce rêve! Voir émerger la littérature.
Quel est ce pays qui laisse crever de faim ses écrivains ?
Parmi les plus grands d'entre eux, certains démissionnent faute de lecteurs !
La littérature explore l'inexploré. Son objet porte sur la conscience humaine plutôt que sur les conquêtes matérielles. Lire, c'est donner des chances au réel, c'est inventer des rêves fous.
" Il y a nous dans l'univers
Il y a la pierre de la connaissance. "
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L'écrivain est un capteur d'énergie et d'infini qui nous transmet le meilleur de ses rêves et qui sait les nommer.
Mais on oublie le sens de la littérature. Politiciens, médias, pédagogues, nous tous semblons l'avoir oublié. Comme Noël Audet le mentionne : " il y a de quoi s'inquiéter, à la fois de l'avenir de la langue, de la littérature et de la culture québécoise puisque les trois éléments sont liés comme cul, chemise et sueur ." |
J'ai un rêve, nous avons un rêve.
Faire connaître les écrivains
Lorsque nous écoutons les mots d'un écrivain, lorsque nous lisons son ouvre, nous lui donnons la permission de s'exprimer, la permission d'être.
La tâche de l'écrivain est de déceler l'agitation ambiante, de renouveler l'expérience humaine, de la sortir de l'anesthésie des sens et de l'autisme spirituel. Sans les livres, comment traverser l'isolement ? Comment ressurgir du souterrain de nos peurs ? Comment devenir des êtres libres ? (Inspiré de Paul Chamberland)
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Tout comme Raoul Duguay, nous croyons à la force de l'écriture. : |
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"Tout écrivain doit être un rêveur réveillé
il doit écrire pour une humanité meilleure
porter son rêve et celui de tout son peuple
le poète est un rêveur dont le rêve réveille "
Mais encore, faut-il lire pour demeurer éveillé !
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| Écoutons le Souffleur de mots , Yvon Paré :
" J'écris pour que la vie continue même si je me morfonds dans ce trou noir qui avale tous les peuples qui s'obstinent à ne pas relever la tête. "
" J'écris pour secouer une langue menacée et frileuse. "
Oui j'ai un rêve, nous avons un rêve que nous portons haut.
Lire pour demeurer éveillés, tous ensembles.
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De gauche à droite 1ère rangée Marie Amiot - Francine Petit - Dorys Simard
De gauche à droite 2ème rangée Daniel Naud - Jean-François Ouellet - Yvon Grondin
Organigramme

Une brochette de bénévoles qui donnent si généreusement leur temps et leurs talents.




Adresse postale :
Les Antichambres du livre 22 ,
avenue Bouchette
Baie-Comeau (Québec)
G4Z 1A5
Courriel : papyrus@globetrotter.net
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